Le suicide

Les informations ci-dessous sont tirées de la brochure de l'OMS : La prévention du suicide, indications pour les professions de santé primaire. Vous pouvez la télécharger ici
 

Le suicide est un phénomène complexe pour lequel il n’existe ni une seule cause ni une raison unique. Il est le résultat d’une interaction complexe de facteurs biologiques, génétiques, psychologiques, sociaux et environnementaux. Il est difficile d’expliquer pourquoi certaines personnes se suicideront alors que d’autres se trouvant dans la même situation voire pire, ne le feront pas. Cependant, la majorité des suicides peuvent être prévenus.

 

La dépression est le diagnostic le plus courant parmi les morts par suicide. Beaucoup sont ceux qui se sentent déprimés, tristes, solitaires voire instables par moments. Mais habituellement ces sentiments disparaissent. Cependant, quand ces sentiments persistent et perturbent la vie quotidienne de la personne, il ne s’agira plus de sentiments dépressifs mais d’une maladie dépressive. La dépression se soigne. Plus d'infos sur la dépression.

 

Environ un tiers des cas de suicide ont un passé de dépendance alcoolique.

 

La plupart des personnes ont un sentiment ambigu quant à la décision de suicide. Il existe un sentiment partagé entre le désir de mourir et le désir de vivre. Il s’exerce une pression intense pour échapper à une douleur de vivre et un courant interne de désir de vivre. La majorité des suicidants ne souhaitent pas véritablement mourir. Ils éprouvent un mal de vivre.

 

Une majorité de personnes suicidaires communiquent leurs idées de suicide et leurs intentions. Ils envoient souvent des signaux et font des déclarations telles que "désir de mourir", "sentiment d’inutilité", etc. Toutes ces demandes d’aide ne doivent pas être ignorées par l’interlocuteur.

 

La meilleure façon de s’assurer de cette intentionnalité est de poser la question. Contrairement à la croyance populaire, parler de suicide ne précipite pas l’acte. En fait, ils sont reconnaissants et soulagés de pouvoir parler librement des conflits et des problèmes qui les perturbent.

 

Le suicide intervient souvent non pas au plus profond du désespoir, mais lorsqu'il y a un léger mieux et que l'on a l'énergie et la volonté pour passer à l'acte. Voir le chapitre Aider une proche.

 


"Ultime solution: disparaître. La morte devient une obsession, je me jette sous les voitures, sous les bus... Mais pourquoi freinent-ils donc? Je les déteste. Tant pis, je ferai le travail seule. Je prépare soigneusement mes "sorties", passe des journées entières le long des voies de chemin de fer, les trains défilent, mais je n'ai ni assez de courage ni assez de lâcheté pour me jeter dessous, parce que partir est une chose, assumer la douleur de ma famille en est une autre, d'autant plus que ma soeur va mal et a besoin de moi. Que ce soit par pendaison ou overdose, mourir n'est pas une tâche facile... surtout pour une gosse..."


Tiré de "A visage découvert", de Stéphane Riethauser, éditions Slatkine, 2000

 
 


 
blues-out
photo: Etienne Delacrétaz
 
   
 
 
 
   
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